Deux frères siamois originaires de Madagascar et âgés de 8 mois ont été séparés mercredi matin par l’équipe du Professeur Yann Révillon, chef du service de chirurgie viscérale de l’hôpital Necker-Enfants Malades, selon l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).
Nés le 16 juin 2008, Imahagaga et Imahalatsa étaient reliés par le thorax et l’abdomen, avec un foie en commun, a précisé l’AP-HP jeudi.
L’opération a duré six heures. Quatre anesthésistes, six chirurgiens, des panseurs…une équipe d’une vingtaine de personnes au total a réalisé cette intervention.
“J’ai participé à l’intervention après la séparation des deux jumeaux pour réparer l’un des deux”, a expliqué jeudi le Pr Yves Aigrain sur France-3. “La vascularisation du foie et les conduits biliaires étaient bien individualisés, donc nous savions qu’il était possible de sauver ces deux jumeaux et de leur offrir un vie normale.”
“Ça reste une intervention exceptionnelle, d’abord parce que la fréquence des jumeaux conjoints est peu élevée” et ensuite “à cause des moyens qu’elle nécessite en amont de l’intervention pour faire un bilan des organes en commun et des possibilités de réparation”, a ajouté le Pr Aigrain.
“Il faut souligner à ce niveau les progrès de l’imagerie qui nous ont permis de prévoir l’intégralité des temps opératoires avant l’intervention hier”.
En 2001, selon l’AP-HP, la même équipe chirurgicale avait déjà réussi à séparer deux soeurs siamoises originaires du Royaume-Uni.
L’existence de frères siamois est rarissime, souligne l’AP-HP. Dans 90% des cas, cette malformation concerne des filles, et dans tous les cas, elle ne concerne pas plus d’une grossesse sur 100.000.
L’Arabie saoudite s’est fait une spécialité de ces interventions et en compte de son côté une vingtaine à son actif. Des interventions très complexes sont parfois tentées sur ces enfants très jeunes, même si on attend parfois que les organes des bébés aient atteint une certaine maturité. La séparation chirurgicale peut laisser des séquelles importantes et n’est pas toujours envisageable, ne serait-ce qu’en raison de l’anatomie.
Le terme vient du cas de Eng et Chang, deux frères nés au Siam en 1811, présentés au cours des tournées du cirque Barnum sous le nom de «frères siamois».
La malformation est généralement attribuée à la division incomplète d’un oeuf unique, mais pourrait aussi dans certains cas résulter d’une fusion partielle de deux ébauches embryonnaires, bien distinctes au départ.
Le plus souvent, les deux individus sont complets et réunis par une zone précise: le thorax dans la majorité des cas (thoracopages), sacrum pour les pygopages, tête pour les craniopages, très rares.
Les enfants siamois sont rares dans les pays développés où ils sont détectés grâce aux échographies systématiques de la femme enceinte et où une interruption de grossesse est généralement proposée.
Wikio
je suis très impressionné bravo a l’évolution de la technologie bravo a la science
c’est incroyable tout ce que peut faire la “nature” ; devoir déjà subir un intervention chirurgicale si petits !
Quant encore il y a (ici heureusement ) des chances de survie !