Somptueuse plongée au coeur de l’élément marin, “Océans” dévoile les beautés secrètes d’une faune sauvage filmée par Jacques Perrin et Jacques Cluzaud lors d’un tournage au long cours autour du globe, qui a nécessité de nombreuses prouesses techniques.
A l’affiche de 500 salles mercredi 27/01, ce fascinant documentaire est signé par les co-auteurs du “Peuple migrateur”, sorti en 2001.
Deux ans de préparation, quatre ans de tournage, 75 expéditions menées de l’Arctique à l’Antarctique et des centaines d’heures de plongée ont permis de réaliser cet exceptionnel voyage sensoriel dans les paradis marins.
“C’est quoi l’océan ?” demande un petit garçon qui chemine face aux vagues, la main dans celle de son père, Jacques Perrin.
“Océans” est un éblouissant voyage dans l’intimité des cinq océans du globe, qui répond à la curiosité enfantine mais enchante aussi le spectateur adulte, transporté de la Californie à la Polynésie, des îles Galapagos à l’Indonésie.
Plongé dans l’immensité bleue, le spectateur découvre la splendeur d’un ballet de méduses qui semblent s’envoler vers la surface ou la colonne d’argent formée par un banc de poissons qui tournoient en frétillant.
Un instant plus tard la caméra refait surface pour suivre, au large des côtes de l’Afrique du sud, des oiseaux, les fous du Cap, qui plongent en piqué vers un banc de sardines, mitraillant la surface de l’eau.
Le plus souvent inédites ou rarissimes, nombre de scènes donnent au spectateur l’impression de pénétrer dans des sanctuaires vierges de toute présence humaine, où règnent paix et harmonie.
La grâce d’un baleineau qui file contre le flanc de sa mère, la course folle des dauphins ou leur nage amoureuse, ventre contre ventre, le bain de soleil d’une loutre, du sable collé à son corps luisant, qui soupire de bien-être… filmées au plus près d’animaux qui ne semblent jamais se soucier de la caméra, ces séquences donnent au spectateur une véritable intimité avec eux.
Captés ou entièrement recréés pour les séquences sous l’eau, les cris ou bruits qui émaillent la bande-son donnent une incroyable présence aux animaux.
Parmi les scènes les plus impressionnantes figure un duel de western entre un crabe et une langouste, où contre toute attente cette dernière déchire une patte à son ennemi avant de le laisser agoniser.
Si la narration paraîtra par moments un peu décousue, tantôt descriptive, tantôt lyrique, la force des images maintient le spectateur dans un état d’émerveillement.
Après avoir célébré le foisonnement et l’incroyable richesse de cette vie marine, “Océans” aborde les dangers qui menacent ces fragiles écosystèmes.
Les méfaits de la pêche intensive sont évoqués dans une scène poignante où l’on suit la lente agonie d’un requin amputé de son aileron et de sa queue puis jeté par-dessus bord par des pêcheurs sans scrupules. Absurde forme sanguinolente, il coule à pic vers les grands fonds. AFP
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