Jeunes en mai 68, jeunes en mai 2008
Mai 68, c’était il y a quarante ans. Les étudiants se sont mobilisés pour une société plus égalitaire et plus démocratique. Un débat toujours d’actualité. Mais plus à coups de pavés…
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Sous les claviers, la plage ?
« Il est interdit d’interdire », « Sous les pavés, la plage », « Vivre sans temps morts et mourir sans entraves » Voilà quelques-unes des phrases qui ont parsemé les murs de Paris et d’ailleurs en mai 68.
« Mai 68 », un authentique slogan. Un appel à la liberté lancé par une nouvelle génération. Celle des « baby-bloomers », nés au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
En 1968, un climat de guerre froide règne au niveau international, opposant les modèles capitaliste et communiste. Ce clivage gauche-droite s’étend dans différents pays. Aux États-Unis et ailleurs, des voix s’élèvent pour dénoncer la guerre du Vietnam. En France notamment, le nombre de chômeurs commence à augmenter, les conditions générales des travailleurs diminuent.
Au niveau des mœurs, un paternalisme autoritaire est omniprésent. Très peu d’écoles sont mixtes. La pilule contraceptive vient de faire son apparition mais elle est encore peu répandue.
Début 68, des étudiants se révoltent aux États-Unis, en Italie, en Pologne En France, le mouvement débutera réellement le 22 mars, à l’université de Nanterre. Emmenés par Daniel Cohn-Bendit (aujourd’hui député vert européen), cent cinquante étudiants occupent la plus haute tour du campus. Contre la guerre du Vietnam, et pour plus de liberté, notamment dans la vie sexuelle.
Le 3 mai, c’est au tour de l’université de la Sorbonne, à Paris, d’accueillir les manifestations. La réplique policière se fait musclée, des étudiants sont arrêtés. Les jeunes ripostent par des jets de pavés et des barricades. Les ouvriers embrayent, avec des grèves et des occupations d’usines. Le mouvement aboutira en France à la dissolution de l’assemblée nationale (le Parlement), le 30 mai 1968.
En Belgique, le mouvement n’aura pas la même ampleur. Mais l’esprit est bien présent. Dans les universités, les étudiants réclament plus de démocratie. Ils veulent avoir leur mot à dire et ne plus « avaler » passivement la parole du professeur. Partout ailleurs, on fait sauter les carcans. Filles et garçons commencent à s’aimer librement. C’est le début du féminisme, du combat pour le droit à l’avortement
Aujourd’hui, beaucoup estiment que l’heure n’est plus à la contestation pour tous, mais plutôt au chacun pour soi. D’autres pensent que les contestataires sont plus que jamais présents. A travers le milieu associatif, les forums et les blogs sur internet.











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