Chantal Sébire a choisi la mort comme elle voulait
Chantal Sébire, cette femme de 52 ans atteinte d’une maladie incurable, évolutive et mortelle, qui la défigurait et la faisait souffrir terriblement, a été retrouvée morte, mercredi soir, à son domicile de Plombières-les-Dijon. La nouvelle, annoncée dans un premier temps par le site internet du Bien Public, a été rapidement confirmée par le ministère de l’Intérieur, ce qui témoigne de l’ampleur qu’avait pris le débat autour de sa demande d’euthanasie.On ignore dans quelles circonstances Chantal Sébire est décédée, et notamment si sa mort est la seule conséquence de sa maladie. “La mort a été constatée à 19h30. Les causes n’en sont pas connues. Nous allons faire des prélèvements et des analyses. Nous en saurons plus demain (jeudi)”, a déclaré lors d’un point-presse le procureur de la République de Dijon. “Il n’y a pas d’éléments patents de signes d’hémorragies” (dont souffrait régulièrement Mme Sébire en raison de sa maladie), a-t-il ajouté sans plus de détails.
La fin du combat de Chantal Sébire
Souhaitant mourir dans la dignité, Chantal Sébire avait demandé à pouvoir être aidée dans sa démarche par un médecin. Dans ce but, elle avait saisi la justice. Mais actuellement, la législation française, et notamment la loi Leonetti, n’autorisent pas le suicide assisté - ce que le tribunal de Dijon n’avait fait que reconnaître lundi. Chantal Sébire avait annoncé qu’elle ne comptait pas faire appel. Mais elle avait aussi laissé entendre qu’elle pourrait aller finir ses jours dans un pays comme la Suisse, où le suicide assisté est autorisé.
Chantal Sébire avait aussi lancé un appel à Nicolas Sarkozy pour obtenir le droit d’échapper à ses souffrances. Précisément, quelques heures avant l’annonce de la découverte de la patiente décédée à son domicile, le chef de l’Etat avait reçu à l’Elysée le Dr Emmanuel Debost, le médecin traitant de Chantal Sébire. Le Pr Arnold Munnich, conseiller du président, et le Pr Daniel Brasnu, chef du service d’otorhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale de l’hôpital européen Georges Pompidou, spécialiste de la maladie dont souffrait Mme Sébire, participaient également à cet entretien. Le chef de l’Etat avait, selon l’Elysée, “indiqué qu’il était particulièrement sensible à la souffrance de Mme Sébire et de sa famille ainsi qu’à l’appel qui lui était lancé”, mais sans évoquer les suites qu’il comptait donner à cette demande.( Source: LCI)
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