PARIS (AFP)— Face aux craintes et espoirs suscités par les nanotechnologies, un large débat public a été officiellement lancé mercredi pour passer à la loupe les avancées et risques liés aux particules de taille nanométrique, c’est-à-dire jusqu’à 500.000 fois plus fines qu’un cheveu.
“C’est une révolution devant nous qui est majeure et je ne veux pas que cette révolution n’appartienne qu’aux experts”, a déclaré le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo, évoquant les applications actuelles ou à venir des nanotechnologies pour la santé, l’énergie, la téléphonie mobile, les matériaux, les tissus ou encore le traitement de l’eau.
“C’est vraiment le moment de lancer le débat”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse, précisant que “800 produits” incorporent déjà des nanotechnologies.
Les effets potentiels sur la santé et l’environnement de structures ou particules, dont l’une au moins des dimensions est comprise entre 1 et 100 nanomètres (milliardième de mètre), restent mal connus.
Le débat s’organisera à la fois via un site internet ouvert mercredi (http://www.debatpublic-nano.org) et des réunions dans 17 villes de France entre le 15 octobre et le 23 février, a résumé Jean Bergougnoux président de la commission chargée de l’organiser.
La miniaturisation extrême permet aux “nano-objets” ou “nanoparticules” d’exploiter de nouvelles propriétés, optiques ou magnétiques par exemple, qui font appel aux lois de la physique quantique.
Ainsi, des applications de la découverte de la magnétorésistance géante qui a valu le prix Nobel de Physique 2007 au Français Albert Fert ont permis de démultiplier les capacités de stockage informatique.
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