Bahia, l’adolescente, habitant à Marseille, avait quitté la France lundi depuis l’aéroport de Roissy-Charles De Gaulle en compagnie de sa mère, qui n’a pas survécu à l’accident de l’A310 de Yemenia Airways, au large des Comores.
Après avoir passé 12 heures dans l’océan Indien, Bahia Bakari a été recueillie «tremblante» par les secours comoriens, qui l’ont enveloppée dans plusieurs couvertures et lui ont donné de l’eau chaude sucrée. Souffrant d’hypothermie, elle a ensuite été prise en charge par l’hôpital El Maarouf. Selon son état, qui «n’inspire pas d’inquiétude», elle pourrait être évacuée vers la France ou Madagascar.
D’après Karim Bakari, son père qui a pu s’entretenir avec elle au téléphone, Bahia doit la vie sauve au fait d’avoir été éjectée de l’appareil. «Elle s’est retrouvée à côté de l’avion (…) Elle n’a rien senti et s’est retrouvée dans l’eau. Elle a entendu des gens parler autour mais elle ne voyait personne dans la nuit», a-t-il précisé sur RTL.
Baya, qui est l’aînée de quatre enfants, «est une fille très très timide. Je n’ai jamais pensé qu’elle allait s’en sortir comme ça. (…) C’est le bon Dieu qui l’a voulu», a-t-il ajouté.
Malgré ce miracle, Karim Bakari doit également faire face à la mort de son épouse. D’où sa colère vis-à-vis de la compagnie aérienne, largement mise en cause dans cet accident. Comme l’ensemble de la communauté comorienne, il dénonce les avions poubelles de Yemenia Airways.
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