Les réserves avec lesquelles on a accueilli la nobelisation du président Obama tiennent à une chose: son arrivée toute fraîche dans la communauté des chefs d’État et de la diplomatie internationale. Or, c’est précisément par «ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie» que le comité Nobel explique le choix de Barack Obama. Et il précise: le président «a instauré un nouveau climat dans la politique internationale».
Le discours d’Obama au Caire, en juin, prononçant Assalamo Alaïkoum, a constitué un puissant désaveu de la doctrine du choc des civilisations, désaveu auquel il appartient dorénavant au monde arabo-musulman de souscrire à son tour. Et encore: l’intention exprimée par le leader américain d’ouvrir le dialogue avec l’Iran, ou Cuba, ou la Corée du Nord, a bel et bien changé, si peu que ce soit à ce stade, la dynamique des relations.
Reste à savoir si le prix Nobel de la paix sera une bénédiction ou un fardeau pour cet homme qui a reçu deux guerres en héritage. «Un combat sans merci», a commenté le commandant en chef des forces armées de son pays, hier, en acceptant le prix. «Et une autre où il faut combattre l’adversaire pour atteindre la paix.»(cyberpresse.ca
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