Le parquet de Paris a annoncé vendredi qu’il demandait la suspension de la diffusion de ces mandats visant quatre Marocains, dont le chef de la gendarmerie royale marocaine, Interpol exigeant des “précisions” qui doivent être fournies par le juge d’instruction.
Le ministère de la Justice avait pourtant donné il y a quelques jours son feu vert à ces mandats, relayés par Interpol au niveau international sous forme d’”avis de recherche internationaux à des fins d’extradition“.
Ces mandats avaient été signés deux ans plus tôt, en octobre 2007, par le juge parisien Patrick Ramaël et alors que Nicolas Sarkozy était en visite au Maroc, provoquant l’embarras de la délégation française.
“C’est une mascarade. Un même ministère qui se déjuge en 24 heures, c’est une manifestation flagrante et cynique de la raison d’Etat“, a dit samedi Bechir Ben Barka, fils de l’opposant marocain, à l’AFP. “La ministre de la Justice a-t-elle été déjugée par l’Elysée?“, s’interroge-t-il.
La Chancellerie a démenti toute intervention politique.
“Il n’y a aucune dimension politique” à cette demande, a déclaré Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice. “Interpol, constatant une insuffisance dans la rédaction de ces mandats, dit qu’ils ne sont pas exécutables en l’état, contraignant le parquet à demander la suspension de leur diffusion dans l’attente des compléments demandés“, a-t-il ajouté. lexpress.fr
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